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Troll Loypa

randonnée nordique sur la piste des Trols de Norvège

 
 

 

1- Les étapes

L'itinéraire que nous avons suivi est orienté Sud-Est Nord-Ouest.

Il comprend 8 journées de ski :

 

Nordseter - Hornsjø - Djupslia - Vetåbua - Jammerdaslbu - Gråhøgdbu - Venabu - Rondvasbu - Mysuseter

 

  • Jour 1 : Nordseter - Hornsjø - 11 km soit 3 heures. Itinéraire en forêt de résineux et bouleaux. Profil facile. Bon balisage indiquant souvent la destination "Hornsjø". Peu d'abris en cours de route, hormis quelques résidences secondaires, fermées pour la plupart à cette époque. L'hôtel surplombe le lac. Pour s'y rendre, descendre à droite à la bifurcation en T.

  • Jour 2 Hornsjø - Djupslia - le balisage et le damage de l'itinéraire sont bons. Nombreuses bifurcations et la destination Dupslia n'est pas toujours mentionnée : gardez la carte à portée de la main. Quelques petites descentes mais aussi des passages en forêt et sur un sommet de colline dégagé.
    Quitter la Trolloypa vers la fin puis la reprendre à Djupsen.
    Pour atteindre le refuge, longer le lac par la gauche, dépasser une habitation rouge et continuer à monter sur une piste forestière. Le refuge est à droite, 25 m en contrebas.

  • Jour 3 : Djspuslia - Vetåbua - distance à parcourir 15 km. itinéraire en forêt de bouleau. Il ne semble pas y avoir d'autre solution que de suivre scrupuleusement la Trolloypa. Cette étape, pauvre en relief, est une étape de transition. Elle mène à un refuge très confortable, bien meublé, perdu au milieu d'une vaste étendue plane et peu densemment boisée.

  • Jour 4 : Vetåbua - Jammerdaslbu - Pour démarrer, revenir au pont que l'on a passé la veille à l'arrivée et le passer. On a alors 3 directions possibles.
    1. au Nord : suivre le sentier d'été balisé qui suit au départ une laie forestière
    2. au Nord Ouest : une piste jalonnée de baguettes en bois avec parfois des passages de skidoo
    3. à l'Est : le retour vers le refuge de la veille
    4. près du refuge : poursuivre par la Trolloypa.

    Nous avons préféré suivre l'axe de l'option 2 car la neige vierge portait très bien.
    L'itinéraire a alors un profil assez doux jusqu'à Saubua. Les 2 bâtiments sont fermés.
    Après Saubua, nous poursuivons jusqu'au point culminant par une montée douce.
    Puis une agréable et longue descente nous conduit au refuge ouvert de Kluftbua. C'est une solution de repli en cas de blizzard.
    Enfin, une montée efficace permet d'atteindre Jammerdalsbu. Il est nécessaire de farter ou de mettre des peaux. NB : 1h15 entre Kluftbua et Jammerdalsbu.
    Cette étape offre de très beaux paysages à perte de vue. La neige, soufflée par le vent y est dure avec un apport de neige très légère. En revanche, l'itinéraire est très exposé et n'y dispose d'aucune indication de distances.

  • Jour 5 : Jammerdalsbu - Gråhøgdbu - Retenez que le damage de la Trolloypa doit avoir été rectifié car il ne correspond pas du tout à celui de la carte. Pour éviter ce risque d'erreur, partir au NW à la boussole, afin de chercher à recouper la Trolloypa que l'on suit pendant un moment.
    Au passage de la rivière Hiriåa (rivière principale) il est possible de prendre NNW en montée facile et régulière. Contourner le Stulshogdin.
    On arrive alors dans une zone plane très large. Le point de mire est à présent l'impressionnant Muen. La remontée est alors assez longue et en pente assez forte avec un passage obligatoire au col de Gråhogdin. ce col est entre le Migtgråhogda et le Storgråhogda).
    Une fois le col atteint, poursuivre au NW pour rejoindre le refuge qui est visible à gauche au pied du Muen.
    Le refuge de Gråhøgdbu est splendide. La vue porte à plus de 100 km. Nous sommes à 1/2 heure d'une route fréquentée par des véhicules. Le réseau GSM est accessible à 100%.

  • Jour 6 : Gråhøgdbu - Venabu - Nous franchissons la route goudronnée pour rejoindre un col bien visible, plein Ouest. Une fois au col, le balisage est assez incompréhensible. Nous avons préféré continuer à monter à l'Ouest du Nordre Bølghøda dont les falaises surplombent la route au Sud. De là, par temps clair, il est aisé de poursuivre en direction d'une zone boisée boisée visible au loin au NW, au bout de laquelle se trouve le refuge d'Eldåbu. Par temps de brouillard, le balisage de la Trolloypa conduit directement au même refuge.

  • Jour 7 : Venabu - Rondvasbu - Quitter Eldåbu vers le Nord en suivant une vallée très large et très longue. Elle mène à Bjørnhollia. Nous avons préféré prendre à l'WNW dans un vallon assez encaissé bordé au sud par les monts Veslehøa et Simmelhøa et au Nord par l'impressionnant Hornflågan.
    Attention : il faut à tout prix éviter de descendre dans la vallée Musvodalen, qui est un canyon très étroit au SW. Par la suite, le parcours est long et semé d'embuches (corniches de 15 m de haut à la présence surprenante, etc...) sur la zone appelée Mjolrakkaugan. Il conduit à un col par une pente peu prononcée.
    De là, contourner le Fremre Illmannhøe puis prendre plein nord, en dévers sur plus de 4 km en direction de Rondvasbu.
    Une très belle étape sauvage déconseillée par mauvais temps et/ou avec des skieurs peu aguerris.
    La solution de simplicité consiste à aller à Bjørnhølia puis à revenir sur Rondvasbu. Ce qui prend quand même près d'un jour de plus.
    NB : se renseigner sur les dates d'ouverture de Bjørnhølia qui pourrait n'offrir que sa partie non-gardée.

    A Rondvasbu et plus au Nord encore, la pratique du ski nordique touche à ses limites et cède la place à celle du ski alpinisme : hauts sommets, risques d'avalanche.

 

  • Jour 8 : Rondvasbu - Mysuseter - De Rondvasbu, il est possible de rejoindre Mysuseter en longeant la rivière vers le SW puis en dévers, toujours dans la même direction.
    Autre possibilité : rejoindre le refuge privé de Smukjøseter, qui domine un lac. Il est possible de réaliser de belles descentes pour le plaisir de la glisse.
    Pour quitter Mysuseter et Smukjøseter, la seule solution est le taxi. Il vous conduira à Otta, petite ville d'où le train et le bus repartent vers le Sud (Lillehammer, Oslo) ou le Nord (Trondheim).

 

 

Pourquoi un itinéraire Sud - Nord ?

Lors de notre périple, nous avons croisé bon nombre de skieurs ayant choisi le sens inverse. Ils nous ont avoué avoir beaucoup souffert du vent. ils l'avaient en face la plupart du temps.

D'autres témoignages attestent que les vents dominants peuvent aussi souffler du Nord au Sud. Qui croire ?

 

En 2007, nous avons bénéficié d'un vent arrière, ce qui est appréciable.

Le dernier jour, il s'est mis à souffler du NE toute la journée. La traversée retour Rondvasbu - Mysuseter en a été très éprouvante...

 

NB : En 2007, la célébrissime et populaire course nordique "Birkebeine" a été victime de vents aussi violents qu'exceptionnels.

 

2- Quand y aller ?

La Norvège jouit d'un bon enneigement en altitude, malgré les effets du bouleversement climatique planétaire.

Cela dit, la grande saison du ski nordique est le mois de mars, pour cette région. Les norvégiens eux-mêmes ne s'y trompent pas : leurs congés hivernaux sont en mars et la haute-saison (donc la hausse des prix) est également en mars.

 

Pour avoir skié fin février, nous avons rencontré à Lillehammer des conditions d'enneigement tout à fait satisfaisantes mais nous avons été confrontés au vent glacial qui rend la pratique de la randonnée nordique quelque peu dangereuse.

 

Avril est parfois une bonne période mais la plupart des refuges sont fermés ce qui prouve bien que la période n'est que très rarement favorable.

3- Les refuges

Cet itinéraire est parsemé de refuges du DNT, majoritairement non-gardés.

Le niveau de confort est exceptionnel : ustensiles de cuisine, gaz, couchettes avec couettes et oreillers, isolation thermique incroyable et surtout présence de petits magasins en libre service. Ils permettent de randonner assez léger. Cf. ravitaillement

 

Le DNT a réalisé une animation très pédagogique qui se déroule dans le refuge de Vetåbua. Les règles mentionnées ici sont valables partout...

 

Les refuges sont fermés à clé par un gros cadenas lorsqu'ils sont vides. Pour les ouvrir, il faut avoir pris la peine d'adhérer au DNT et d'avoir demandé une clé (contre caution) passe-partout.

La clé peut être récupérée dans les refuges du DNT ou dans les bureaux du DNT (Lillehammer, Oslo, etc...) contre une caution de 100 NOK, rendue lors de la restitution dans un des points DNT (refuge ou bureau).

 

Dans les refuges non-gardés, pas d'électricité, parfois un téléphone de secours.

On s'éclaire à la bougie, souvent présente dans les refuges.

 

On se chauffe avec un poêle à bois.

Le bois est stocké en suffisance dans une resserre à bois avec hache et scie. La plupart du temps, le bois est prêt à l'emploi, déjà taillé aux bonnes dimensions et refendu.

Un petit local permet de mettre le linge à sécher. Il possède lui-même souvent un petit poêle.

Généralement, même lorsque les précédents utilisateurs sont partis depuis le matin et que l'on arrive en fin d'après-midi, le refuge est chaud. L'isolation est irréprochable. (Elle devrait inspirer les concepteurs des refuges du Sud de l'Europe, dans lesquels on a trop souvent froid.) Avec le sas, le triple vitrage des fenêtres et ces satanés poêles norvégiens, on est assuré de passer les soirées en refuge seulement vêtu d'un T-shirt, même s'il fait -25° dehors.

Le bois semble être fourni en très grande quantité, mais il est assez utile de le consommer avec parcimonie. Il vient de loin, en skidoo et coûte cher.

 

L'eau est parfois accessible à une pompe ou peut être obtenue en faisant fondre de la neige lorsque les sources et rivières proches sont gelées.

Les refuges sont toujours équipés de très grosses gamelles dans lesquelles il est facile de faire fondre la neige, sur le poêle.

 

Des WC sont implantés dans un local à part. Il s'agit de "toilettes sèches". On peut parfois compter sur la présence de papier toilette. En emporter en suffisance.

 

Au départ, la vaisselle doit être faite, les lits rangés et le balai passé.

Penser au suivants en rechargeant les récipients en eau.

Ne pas relancer le feu.

Couper l'arrivée de gaz directement sur la bouteille.

On referme le cadenas et on part pour une nouvelle journée.

 

Nous insistons pour que les règles de fonctionnement soient scrupuleusement respectées par les randonneurs : elles sont la clé de la qualité des raids dans les pays nordiques.

4- Les hôtels et refuges gardés

A Nordseter, au départ, nous sommes à quelques km de la ville de Lillehammer (JO d'hiver de 1992). Aucune solution ne semble possible, hormis de recourir à l'Hôtel de Hornsjø. Il est un peu désaxé par rapport à l'itinéraire mais permet une étape confortable : chambres à 2 lits twin, douches, serviettes de toilette, savon, shampoing fournis. On apprécie le dîner et le petit déjeuner servis sous la forme de buffet scandivane.

 

Le matin, le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée : lait, café, chocolat, thé, pain, mais aussi charcuterie, oeufs, poisson, fromage, fruits, etc... tout cela à volonté.

Il est possible d'emporter des sandwiches (à payer au départ) et des boissons chaudes (thé, sirop de fruit chaud...)

 

De même, en fin de séjour, nous passons une nuit dans le refuge gardé de Rondvasbu.

Comme dans tous les refuges gardés de Norvège, le dîner est proposé sous la forme d'un plat unique ou d'un repas à 3 plats (3 corse meal). Qui est plus cher que le repas à plat unique.

Dans tous les cas, il y a une entrée, une soupe, de la viande ou du poisson, des légumes et un dessert. Il ne s'agit pas de grande cuisine, mais les repas sont copieux et vraiment toujours très appréciés.

Le matin, un petit déjeuner norvégien est également proposé.

 

Notez que, fait assez exceptionnel en Norvège, le refuge gardé de Rondvasbu, permet aux randonneurs d'accdéer à une cuisine en autonomie. Cela est habituellement impossible et ll'usage d'un réchaud à gaz, alcool ou pétrole est totalement interdit.

 

A Rondvasbu, il est possible de passer la nuit dans différents types de chambres, y compris dans des dortoirs bon marché, mais finalement trop peu chauffés.

5- Ravitaillement

Les refuges non-gardés possèdent généralement un garde-manger très bien garni : conserves de poisson, boulettes de viande cuisinées, soupes, riz, purées, biscuits, ingrédients pour préparer du porridge et autres petits déjeuners, etc... Tout cela est à la libre disposition des randonneurs, dans une pièce du refuge principal. Rappelons que le refuge n'est par gardé...

 

Comment procéder ?

- se servir comme dans un magasin

- consulter la liste des prix de chaque produit

- noter sur une fiche personnelle les produits consommés y compris les portions de produits (ex: la moitié d'un paquet de porridge)

- régler le montant des achats soit en liquide soit en mentionnant ses coordonnées de carte de paiement. Mettre le tout dans un coffre-fort fermé possédant une petite fente. Il sert également à régler les nuitées.

 

NB : le principe est très surprenant pour un Européen du Sud, peu habitué à la démarche 100% honnête des Nordiques, même lorsqu'ils sont seuls, loin de toute surveillance. Il semble que cela fonctionne très bien car les randonneurs jouent le jeu, quelle que soit leur nationalité. Pourvu que ça dure !

 

La préparation des repas peut être réalisée grâce aux ustensiles de cuisine et aux éléments ménagers et au gaz mis à disposition.

On peut espérer trouver des couverts, assiettes et verres.

6- Equipement personnel à emporter
  • thermo
  • sac à viande
  • matériel de bivouac : pelle à neige, tapis de sol, sac de couchage chaud, sursac
  • papier wc pour les refuges
  • bougies d'éclairage
  • couverts, assiettes, verres
  • chaussons de refuge
  • lampe de poche
  • affaires de toilette : gant, serviette, savon, brosse à dents
  • vivres de course (achat possible sur place)
  • sous-vêtements chauds en synthétique : 3 T-shirts + 3 slips + 2 caleçons longs
  • 3-5 paires de chaussettes
  • bonnet et/ou passe-montagne (blizzard)
  • gants ou moufles : 1 paire en soie + 2 paires en polaire ou laine + 1 paire de surgants en goretex (pour lutter contre le blizzard)
  • 1 polaire pour l'activité + 1 plus fine pour le refuge
  • 1 surpantalon ou salopette en goretex
  • 1 veste en tissu respirant et à capuche
  • 1 doudoune en duvet ou synthétique
  • lunettes de soleil
  • crème pour les lèvres
  • petite pharmacie
  • fart + peaux de phoque + matériel d'entretien des peaux et de fartage
  • quelques mètres de « scotch américain » gris ou orange qui sert à réparer des skis, des chaussures, un bâton, etc...

 

Skis à écailles ou skis à farter ?
Contrairement au massif voisin du Jotunheim ou de la partie finale de cet itinéraire dans le Massif du Rondane, le profil ordinaire est vallonné. Pas fortement pentu. Cela signifie que, dans une même journée, on alterne des phases de glisse avec des phases de poussée. Les skis à écaille sont donc certainement les plus adaptés, d'autant que le randonneur a peu l'occasion de pester contre les écailles qui diminuent le plaisir des grandes descentes : il n'y en a vraiment que 2-3.

Il est toutefois possible d'utiliser des skis lisses que l'on pourra farter (la neige change peu en cours de journée en mars) ou équiper de peaux de phoque.

En revanche, réaliser cet itinéraire avec des skis de fond classiques semble une assez mauvaise idée, qui contraindrait à ne suivre que la Trolloypa.

Astuce LA RANDO spécial peaux de phoque : sur des skis de 8 cm de large, coller des peaux de 3 cm. Elles sont suffisantes pour adhérer en montée et permettent de glisser dans les descentes sans perdre de temps systématiquement à les retirer.

7- Niveau de difficulté

Ce raid ne présente pratiquement aucune difficulté technique pour ce qui est du ski : pas de descente vertigineuse, pas de risque d'avalanche (tant que l'on n'est pas arrivé à proximité de Rondvasbu).

Il peut dont être envisagé par toute personne habituée à pratiquer la randonnée nordique en milieu non damé. La principale difficulté réside dans les conditions climatiques (vent, froid et la combinaison des deux) et la longueur de certaines étapes (20 km et plus parfois).

 

Contrairement à ce qui se fait en Suède, il n'existe qu'une seule cabane de protection entre deux refuges sur tout l'itinéraire . Elle est à Kluftbua, entre Vetåbu et Jammerdalsbu. Il s'agit d'une confortable cabane ouverte au public, meublée, pouvant être fermée et chauffée.

Il est opportun de se préparer psychologiquement à devoir passer une nuit dehors, notamment en cas de blessure ou de casse de matériel : pelle à neige et sac de bivouac de rigueur pour passer la nuit entre -5° et -15°.

 

Les itinéraires demandent quelque peu d'autonomie en matière de lecture de carte, mais ils sont globalement assez bien balisés. Les refuges sont annoncés aux croisements de pistes.

Comme partout en Norvège, le balisage est assez régulier et réalisé à l'aide de petites baguettes de bois (branchettes de bouleau, roseaux, bambous, etc...) disposées juste en bord de piste.

Ici pas de croix rouges comme en Suède. Restez donc attentifs, surtout par mauvais temps.

 

Nous recommandons toutefois de ne pas intégralement suivre le tracé de la Trolloypa, très souvent tracé pour le ski de fond et au profil manquant parfois "d'esprit d'aventure". Ce parcours très connu reste quand même un bon itinéraire de repli, si le temps devient difficile.

 

Le GPS n'est pas indispensable hormis pour connaître la distance qui nous sépare du refuge, du col, etc... La couverture GPS est la plupart du temps suffisante.

Nous vous conseillons de mettre à profit les soirées en refuge pour préparer les futures étapes : marquage des points de passage sur la carte au crayon mais également relevé des coordonnées de ces mêmes points en saisie sur le GPS si vous en êtes muni.

8 - Logistique

Oslo est le point de chute pour les randonneurs des pays d'Europe du Sud.
Les lignes régulières des grandes compagnies se posent et décollent à Oslo Gardemoen, à 100 km au Nord de la ville.
De cet aéroport, il est possible de rejoindre la capitalane Norvégienne grâce à une navette en 15 minutes, à un train régulier ou à des bus également réguliers.
Partir vers le Nord pour Lillehammer et Trondheim est aussi facile : bus et trains s'arrêtent et repartent de l'aéroport très régulièrement. Aucun fastidieux transport de bagages n'est à prévoir car tout se passe soit au rez de chaussée de l'aéroport (bus) soit au 1° sous-sol (trains). Chaque niveau est accessible par des ascenseurs acceptant les trolleys de l'aéroport.

Les hôtels proches de l'aéroport de Gardemoen sont chers. Compter en moyenne 100 euros la nuit.
Il est possible de se ravitailler à l'aéroport même pour la nourriture, mais les prix sont élevés.

 

Les compagnies low-cost utilisent parfois l'aéroport de Torp, plus au Sud.
Celui-ci est également relié à la ville au Nord mais les délais d'acheminement sont plus longs.

 

Lillehammerest la petite ville qui a accueilli les Jeux Olympiques d'hiver de 1992. Bon nombre d'infrastructures sportives ou locatives datent de cette époque.

La ville se limite à quelques rues marchandes et un habitat individuel ou collectif qui monte à l'assaut de la colline vers les installations olympiques.

La ville possède une pharmacie, un hôpital, des commerces et notamment des magasins très bien équipés en articles de ski. Les prix y sont « Norvégiens » mais on peu compléter facilement son équipement : cartes topographiques, cartouches de gaz, lunettes, vêtements, etc...

Des supérettes de taille respectable permettre de réaliser quelques achats de nourriture.

Toutefois, il faut descendre à la rivière au pied e la ville, pour accéder au supermarché. Difficile à pied et pas forcément indispensable.

A la gare ferroviaire, le point info sert de consigne improvisée mais payante pour permettre de visiter la ville et faire quelques emplettes sans charrier ses bagages et ses skis.

Bureau local du DNT : tout comme le CAF en France, le DNT est le responsable des refuges Norvégiens. A Lillehammer un petit bureau permet d'acquérir la carte du DNT et une clé passe-partout, véritable sésame de cet itinéraire. Il est indispensable d'adhérer au DNT et de récupérer une clé avant le départ.

L'auberge de jeunesse de Lillehammer est malheureusement fermée en hiver.

Il existe d'autres solutions d'hébergement abordables en plus des hôtels qui eux sont très chers.

 

Lillehammer est la Mecque du ski en Norvège. Les grands rassemblements populaires y sont organisés souvent en mars. Lorsque cela est le cas, il n'est plus possible de réserver la moindre chambre en pension, auberge ou même hôtel à des kilomètres à la ronde.

Se renseigner auprès de l'office du tourisme local sur les dates de la fameuse Birkebeinerennet ou de sa version féminine.

 

Départ du raid e Lillehammer : de la gare de Lillehammer (routière et ferroviaire), prendre la ligne qui conduit à Nordseter et Sjujoen.

 

Otta :

Plus au Nord, Otta est un carrefour des axes N vers Trondheim et Ouest vers les fjords.

A ce jour, malgré toute l'aide de nos amis norvégiens, il ne nous a pas été possible de trouver de solution d'hébergement abordable à Otta même.

Il n'est donc pas envisageable de faire de Otta un point de départ de ce raid, même si cela semble logique.

Otta possède une gare ferroviaire et routière en connexion avec Trondheim au Nord, Oslo et Lillehammer au Sud.

A quelques centaines de mètres de la gare routière et ferroviaire, un supermarché et des magasins d'articles de sport rendent souvent service.

 

Mysuseter :

Ce petit village est la porte Sud du Massif du Rondane.

Il est habité à l'année et accueille également des résidences secondaires construites dans le style norvégien, disséminées sur la colline.

Mysuseter est fréquenté pour sa petite station de ski alpin mais aussi pour la pratique du ski de fond sur pistes balisées et dammées et la pratique de la randonnée nordique vers le Rondane et dans les alentours.

Mysuseter possède une petite épicerie appréciable pour se ravitailler ou pour compléter son équipement de randonnée à ski (lunettes, chaussettes,etc...)

La famille qui gère l'épicerie tient un bar restaurant et loue pour un prix très raisonnable des chambres sur le modèle des auberges de jeunesse (prix par lit par personne + cuisine commune accessible).

 

9 - Le DNT

Le DNT (Den Norske Turistforening) est l'équivalent norvégien du CAF. Il gère les refuges et organise des activités de pleine nature encadrées sur tout le territoire norvégien, jusque et y compris l'archipel du Svalbard.

 

La Norvège dispose d'un maillage exceptionnel de refuges de très bonne qualité, gardés ou non gardés. Et ce dans tous les massifs et grands espaces naturels du pays, excepté le Svalbard.

Tout un chacun peut y accéder mais le fait de ne pas adhérer au DNT est très pénalisant : coût plus important des nuitées, impossibilité de bénéficier des clés passe-partout permettant d'ouvrir les refuges non-gardés, etc...

 

Nous vous conseillons donc très vivement d'adhérer au DNT lorsque vous prévoyez un raid. La démarche peut se faire de France par le web, sur place à Oslo ou dans quelques petites villes disposant d'antennes locales, comme Lillehammer. Se renseigner sur les horaires d'ouverture et fermeture des bureaux dans ce pays qui a opté pour le "travailler tous pour en profiter plus"...

L'adhésion court sur une année civile.

Il existe des formules familiales permettant de réduire les coûts d'adhésion. Idem pour les plus jeunes, les plus vieux ou les étudiants.

Tous les détails en anglais sur les prix actuels sont disponibles sur le site du DNT.

 

Tous les refuges norvégiens n'appartiennent pas au DNT. Certains sont privés mais pratiquent généralement des réductions ou des prix semblables aux prix du DNT. Vérifier cela sur la carte des refuges.

 

Les refuges non-gardés sont accessibles aux randonneurs en possession d'une clé passe-partout. Cette clé doit être récupérée avant le départ au bureau national à Oslo, dans les bureaux locaux de Lillehammer et autres petites villes de province.
En cours de raid, il est possible de récupérer une clé passe-partout dans un refuge DNT gardé. (Peut-être aussi dans les autres refuges, mais cela reste à vérifier.)
Dans tous les cas, une caution de 100 NOK est demandée. Elle est restituée lorsque l'on rend la clé soit dans un bureau soit dans un refuge gardé DNT.

 

Rappelez-vous que les Norvégiens ont rendu leur pays vivable en mettant en place des infrastructures bien implantées, bien entretenues et d'un niveau de confort assez extraordinaire. Respecter les refuges et donc cette culture est très important.

 

10- Carte de l'itinéraire

 

Les cartes topographiques norvégiennes sont de bonne qualité et légendées en norvégien et anglais.

Elles sont disponibles au 1/100000° et au 1/50000°.

Pour ce raid, nous vous conseillons d'acquérir les cartes suivantes :

- øyer - Lillehammer au 1/50000° couvre la zone de Lillehammer jusqu'au refuge de Vetåbua

- Ringebu au 1/50000° couvre la zone entre Gråhøgdbu et Vetåbua

- Rondane Sør au 1/50000° couvre l'itinéraire de Gråhøgdbu jusqu'à Rondvasbu

- Rondane Nord au 1/50000° permet de poursuivre au Nord de Ronvasbu et à l'Ouest, par exemple vers Smukjøseter.