Boire en Randonnée

Tous les conseils pour boire en randonnée

Boire en randonnée est un des éléments essentiels du bon déroulement des activités de pleine nature en général, de la randonnée et du trek en particulier.

Ce dossier aborde les aspects physiologiques de l'hydratation, donne la parole à un médecin qui évalue les risques liés à la consommation d'eau impropre à la boisson et propose des traitements médicamenteux. Nombre de questions techniques sont traitées sur l'origine de l'eau, les techniques de collecte, de transport, d'isolation des liquides, etc...

Boire en randonnée - 8 - Equipement de camp

Equiper le camp - Lors d'une randonnée itinérante sous tente ou lors d'un trek, il est promordial de pouvoir approvisionner le camp en eau et de manière suffisante. Par expérience, uniquement pour le repas et les boissons, un randonneur consomme pas loin de 5 litres d'eau. Nous excluons de ce décompte la toilette, la vaisselle et la lessive qui ne nécessitent pas toujours d'être réalisées avec une eau potable ou assainie.

Boire en randonnée - 7 - Protéger vos boissons

Protéger vos boissons - Quel que soit le moyen de transport de vos boissons, assurez-vous que votre dispositif est bien fermé afin de ne pas le laisser inonder discrètement votre sac à dos pendant la marche.

Hiver comme été, isolez votre boisson en la plaçant au milieu de votre fourrure polaire, dans une chaussette en laine déclassée ou une housse prévue spécialement à cet effet.

Vous apprécierez mieux votre boisson, chaude en hiver, fraîche en été.

Boire en randonnée - 6 - Transporter vos boissons

Transporter vos boissons -

  1. La célèbre gourde rouge à bouchon canette de la marque Grand Tétras a vécu. Pourtant son revêtement intérieur céramique ne donnait absolument aucun goût à l’eau.
  2. Les gourdes métalliques à bouchon à visser, sont les dignes héritières de la gourde Grand Tétras, plus légères, sans goût mais sensibles aux chocs. Retenez que certains modèles peuvent servir de réservoir à carburant liquide pour des réchauds. A vérifier.
Boire en randonnée - 5- ASTUCE : Collecter l'eau

Lors du remplissage de votre gourde, évitez de la mettre en contact avec la paroi de la source ou du torrent d’où certaines impuretés pourraient se détacher. Cela est particulièrement vrai en période de sécheresse et assez difficile à réaliser pour les gourdes en plastique très souples ou les jerricans utilisés en trek.

Boire en randonnée - 4- Boire de l'eau de névé ou de glacier

Peut-on boire de l'eau de névé ou de glacier ? L’eau de fonte de neige ou de glace doit également être consommée avec circonspection.

Près de zones humanisées (refuges, zones habituelles de bivouacs), elle peut se révéler contaminée par l’Hépatite A et les Salmonelles à cause de déjections humaines.

En dehors de ces zones à risques, si elle n’est pas trop chargée en éléments minéraux, cette eau est potable. Mais elle présente 3 caractéristiques susceptibles de créer quelques désordres intestinaux :

Katadyn, gourde My Bottle : et l'eau devint potable

Et l’eau devint potable… - Une gourde équipée d’un filtre pour rendre l’eau potable, tel est le principe de My Bottle, inventée par Katadyn. Ce système de filtre – qui n’utilise ni piles ni pompe, le tout sans aucun procédé chimique – élimine tous les virus et micro-organismes. Ainsi, un simple torrent vous permettra de refaire le plein d’eau ! En usage classique, sans le filtre, cette gourde dispose aussi d’une paille intégrée qui permet de se désaltérer sans avoir à ouvrir le bouchon ou incliner la gourde.

Boire en randonnée - 3 - Que risque le randonneur qui boit de l'eau non potable ?

Que risque le randonneur qui boit de l’eau non potable ? - Boire de l’eau impropre à la consommation équivaut à jouer à la roulette russe : en quelques heures à peine, des diarrhées aiguës, d’origine bactérienne ou virale, peuvent stopper net votre trek et vous clouer au camp, tant vous serez affaibli par la perte en eau et en sels minéraux. Les pertes de poids sont fulgurantes !

Boire en randonnée - 2 - Se ravitailler en eau, chemin faisant

Se ravitailler en eau, chemin faisant - Même si elle est peu visible en milieu calcaire, l’eau est très présente sur les territoires de rando.

Privilégiez l'eau des sources

Les cartes topographiques constituent une aide précieuse à la planification d’un parcours de randonnée, en mentionnant le réseau hydrographique et les points possibles de ravitaillement.

Dans un premier temps, c’est vers les sources que votre attention devra prioritairement se porter. Leur eau y est généralement potable. Prenez garde de bien capter celle qui sort de la roche. Et pas celle qui a déjà couru sur le sol ou dans un bassin.

Boire en randonnée - 1 - un bon randonneur est un boit sans soif

Par votre activité pendant la rando, vos muscles produisent de l’énergie. Mais avec un très mauvais rendement : seulement 30% d’énergie mécanique utile à la marche contre 70% d’énergie thermique. Beaucoup de chaleur, en somme. C’est en très grande partie par votre transpiration que cet excédent de chaleur corporelle est évacué. Et qui dit transpiration dit perte en eau et en sels minéraux. Autant d’éléments indispensables à un bon fonctionnement de l’organisme et à votre effort de randonneur.

La soif, un signe de souffrance de l'organisme

Liée à cette carence en eau, la sensation de soif est déjà un signe de souffrance de l’organisme, souvent le premier signe clinique que la déshydratation est déjà installée. Dès lors, il vous sera difficile de corriger cette déshydratation, surtout si votre effort en randonnée se poursuit encore quelques heures.